Canadian politics: what’s next?

(French version below)

An unusual picture was painted on the political landscape in Canada yesterday. We now have a conservative majority, the new democrats form the official opposition, the liberals are facing an ever falling support and the Bloc québécois is practically gone. This is definitely not the landscape I remember from my childhood, or even from only 6 or 7 years ago.

Conservatives in power

I am disappointed that the conservatives got what they wanted. However, I don’t see the point of playing the blame game. A conservative majority is what we got, now let’s deal with it. Harper is Prime Minister, congratulations.

Like all Canadians, I probably have a lot of pre-conceived ideas about the conservatives. Nonetheless, I will remain the scientist and admit that what I think of the conservatives is a hypothesis, somewhat backed up by the stories I read in the news. My hypothesis is the following: Harper and his troops have an agenda that is all too similar to that of the republicans in the United States. Some of them are strongly motivated by their own view of Christianity, and this spells trouble for our separation of church and state. Harper is not big on transparency. He has spent weeks without showing up in the media, and we are still waiting for the report on the G8/G20. I don’t trust his government when it comes to funding fundamental science.

I adhere to this hypothesis because it fits a pattern that I recognize. I follow US politics closely enough. I associate conservatism with fear and seeing the world in black and white. We are all guilty of making this kind of reasoning, because nobody have the time or will to absorb the whole picture. If you think you have the whole picture, you are wrong, plain and simple. We are all inferring our opinions. We are inherently biased to see patterns where there aren’t, and just for this reason, I am willing to give the conservatives a break.

In the face of uncertainty, science has figured out the best way to weed out bad ideas and narrow down on the correct one. Experimentation. If you want to know if this new paper airplane you just made will be better at travelling in a straight line than the previous one, try it and see. If you want to know what the conservatives are really up to, give them a majority.

Harper kept saying during the election campaign that the constant “bickering” between the parties was slowing down Canada’s progress. I would rephrase by saying that it has been slowing down the conservative’s agenda. Whether that will be progress or not remains to be seen. We will finally have a good 4 year long look into the conservatives’ agenda.

New Democrats as the new voice of Québec

I am very happy that the NDP is becoming a major player. Congratulations to Jack Layton for an effective campaign and winning the heart of quebecers. There is a lot of speculation to be made as to what happened in Québec. Let me indulge in some.

The Bloc québécois has fallen, the NDP taking 58 seats in Québec. It certainly looks like people from Québec suddenly got tired of the sovereignty talk of the Bloc. Something else may have taken place. Like I said in one of my previous post, the conservatives are extremely unpopular in Québec, and I think Québec understood that voting Bloc would only divide the opposition. NDP was therefore the logical choice. They are willing to make extra efforts to acknowledge the fact that Québec is different in many ways from the rest of Canada.

There is a strong desire expressed by quebecers to be part of Canada, but at the same time, this desire is conditional to how federal politics are conducted. The NDP speaks for Québec now, in front of a conservative government that Québec clearly says it doesn’t want. I can’t help but think this is a message from Québec to the rest of Canada. “We are willing to play along this time, but if you screw this up, we will go back to wanting our own country again.” It will be very, very interesting to see how good the NDP will do with its newly found french canadian electoral basis.

Impoverished debate

I must admit I feel a bit sad for Michael Ignatieff and Gilles Duceppe. I admire their perseverance, and how gracefully they took their defeat. I think they were both nice additions to the political debate. The voice of their parties is now weaker than ever before, and it feels like we are closing in on a two-party system. I am not sure this is in principle a good thing, but it does lessen the aberrations of our current election system. On the other hand, the political debate is impoverished. There is a little bit of hope in seeing Elizabeth May officially entering the political arena, congratulations. If she can rise, then maybe, the Bloc and the liberals can bounce back. This is when we are going to need an alternative vote system.

I am anxious to see this political odyssey unfold. I am hoping Harper was profoundly sincere when he said he had to work for all Canadians, not only the ones who voted for him. That would mean listening to the NDP. In any case, let’s brace ourselves for the real, unhindered conservative agenda. It’s about time the conservatives get exposed for what they truly are anyway, whatever that might be.

La politique canadienne: et ensuite?

Une image très peu familière s’est formée sur le paysage politique canadien hier. Nous avons maintenant une majorité conservatrice, les néo-démocrates constituent l’opposition officielle, les libéraux font face à un support qui s’écroule sans arrêt et le Bloc québécois a pratiquement disparu. Ce n’est définitivement pas le paysage dont je me souviens lorsque j’étais enfant, ou même il y a seulement 6 ou 7 ans.

Les conservateurs au pouvoir

Je suis déçu que les conservateurs aient finalement eu ce qu’ils voulaient. Je ne vois pas la pertinence de chercher à qui va le blâme. Une majorité conservatrice est ce que nous avons; nous devons y faire face. Harper est le premier ministre, félicitations.

Comme tous les Canadiens, j’ai probablement un bon nombre d’idées préconçues concernant les conservateurs. Cependant, je resterai scientifique et j’admettrai que ce que je pense des conservateurs est une hypothèse, plus ou moins supportée par ce que j’ai retenu en lisant les nouvelles. Mon hypothèse est la suivante: Harper et ses troupes ont un agenda qui est beaucoup trop similaire à celui des républicains aux États-Unis. Quelque députés conservateurs sont fortement motivés par leur propre perception du christianisme, et ceci n’est pas de très bonne augure pour la laïcité du Canada. Harper n’est pas très transparent. Il passe plusieurs semaines sans apparaître dans les médias, and nous attendons toujours pour le rapport sur le G8/G20. Je ne fais pas confiance à son gouvernement quand vient le temps de financer la recherche scientifique fondamentale.

J’adhère à cette hypothèse parce qu’elle se conforme à un patron que je reconnais trop bien. Je me tiens au courant de la politique aux États-Unis. J’associe la pensée conservatrice avec la peur et une tendance à voir le monde en noir et blanc. Nous sommes tous coupable de ce genre de généralisation parce que personne n’a le temps ou la volonté d’absorber toute l’histoire. Si vous croyez avoir toute l’histoire, vous vous trompez, aussi simple que ça. Nous parvenons tous à nos opinions par induction. Nous avons tous tendance à voir des tendances où il n’y en a guère, et juste pour cette raison, je suis prêt à accorder le doute aux conservateurs.

Quand on fait face à l’incertitude, la science a trouvé la meilleure façon d’éliminer les mauvaises idées et de se rapprocher de celle qui est correcte. L’expérimentation. Si vous voulez savoir si cet avion de papier que vous venez de faire est meilleur à tenir une ligne droite que le précédent, essayez-le et observez-le. Si vous voulez savoir qu’est-ce que les conservateurs veulent vraiment, donnez-leur une majorité.

Harper n’a pas cessé de dire durant sa campagne que le progrès du Canada est ralenti par les chamailleries au parlement. Je reformule en disant que ça ralenti l’avancement de l’agenda politique des conservateurs. Si cela représente du progrès ou non, ça reste à voir. Nous avons 4 bonnes années pour observer l’agenda des conservateurs se déployer.

Les néo-démocrates comme nouveaux représentants du Québec

Je suis très satisfait que le NPD devienne un joueur d’importance. Félicitations à Jack Layton pour avoir mené une campagne efficace et pour avoir gagné le coeur des Québécois. Il y a beaucoup à spéculer quant à ce qui s’est passé au Québec. Laissez-moi spéculer un peu.

Le Bloc québécois est tombé, laissant le NPD prendre 58 sièges au Québec. Il semble bien que les gens du Québec en ont soudainement eu assez de la rhétorique souverainiste du Bloc. Quelque chose d’autre a pu se passer. Les conservateurs n’ont pas du tout la faveur des Québécois, et je crois que le Québec a compris que voter pour le Bloc ne ferait que diviser l’opposition. Le NPD devient alors le choix logique. Ils ont la volonté de faire des effort pour reconnaître que le Québec est différent sous plusieurs aspect du reste du Canada, et qu’il doit être traité en conséquence s’il est pour demeurer à l’intérieur du Canada.

Les Québécois ont exprimé un profond désir de faire partie du Canada mais en même temps, ce désir est conditionnel à la façon dont on fait la politique au niveau fédéral. Le NPD représente le Québec maintenant, face à un gouvernement conservateur dont le Québec ne veut pas. Il me semble que le Québec a lancé un message au reste du Canada. «Nous sommes prêts à participer pour cette fois-ci, mais si vous sabotez notre coopération, nous allons retourner à nos aspirations souverainistes.» Il sera très, très intéressant de voir comment le NPD va s’en sortir avec sa nouvelle base électorale canadienne-française.

Le débat appauvri

Je dois avouer que je suis déçu du sort de Michael Ignatieff et de Gilles Duceppe. J’admire leur persévérance, et la grâce avec laquelle ils ont accepté la défaite. Je trouve qu’ils étaient tout deux d’importants contributeurs au débat politique. La voix de leurs partis est maintenant plus faible que jamais, et ile me semble que nous nous rapprochons d’un système à deux partis. Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne chose, bien que ça minimise les aberrations de notre système électoral actuel. Ce qui me semble clair est que le débat politique s’en trouve plus pauvre. Je trouve un peu d’espoir en voyant Elizabeth May finalement entrer officiellement dans l’arène politique, félicitations. Si elle peut monter, le Bloc et les libéraux peuvent revenir. C’est à ce moment que nous aurons besoin d’un système de vote alternatif.

J’anticipe avec impatience l’évolution de la situation politique actuelle. J’espère que Harper était profondément sincère lorsqu’il a dit qu’il devait travailler pour tous les Canadiens, pas seulement pour ceux qui ont voté pour lui. Cela veut dire qu’il doit écouter le NPD. Dans tous les cas, attachez votre ceinture pour le véritable agenda politique conservateur. Il est temps que les conservateurs soient exposés pour ce qu’ils sont vraiment, peu importe ce qu’on y trouvera.

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One Response to Canadian politics: what’s next?

  1. Ian says:

    Agreed, see Murray Dobbin’s discussion too. There is room for hope, and there is a lot of work to be done. Let’s hope Layton and May can continue to fight to expose every deception that the Harper Conservatives plan to bring about.

    And at very least, laws can be changed.

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